MARYLIES.

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Analyse caméra pour Delphine.

« Breaking the waves » Lars von Trier. breaking-41.jpg

La caméra bouge beaucoup. Les plans se coupent très rapidement entre eux. On ressent une forte volonté de documenter à travers l'insistance des plans sur les protagonistes. L'opérateur est à la limite de gêner l'acteur. Il privilégie les visages, les expressions directes et impulsives, ainsi que les défauts et les maladresses. Il semble les suivre du viseur.

Le cadrage est serrer, cependant, contrairement à ce qu'on pourrait croire, on ne perd aucune information, car pour combler cette obstruction il y a une omniprésence de champs/contre-champ couplée à de nombreuses coupures informatives sur l'ensemble de la situation (alentours). Et puis il y a cette manière de filmer « ultra-subjective » , qui s'allie aux performances des acteurs. Elle transforme mon sentiment de gêne (impudeur), en une impression de transparence totale, comme si le spectateur et l'opérateur formaient un tout invisible, une entité libre de flotter dans l'air, de se téléporter instinctivement au plus proche de l'action et de l'interaction des personnages dans le film.

On a le sentiment de ne rien manquer.

Analyse son pour Delphine.

« Eyes wide shut . » Stanley Kubrick, eyes-wide2.jpg scène de la cérémonie : 1:08:30-1:15:08

Sept minutes d'éternité.

-Le moteur tourne, la porte s'ouvre, le docteur sort de la berline. Il marche dans le gravier, ses pas craquent, puis s'éclaircissent lorsqu'il monte les marches de l'entrée principale du château. -Une musique accompagnée de quelques mots s'insinue. La porte s'ouvre laissant passer l'homme, un valet la referme. Le son de sa marche s'éteint progressivement sur la moquette, alors que l'ambiance musicale se distingue de plus en plus. Le rythme ralentit, la musique augmente, le protagoniste entrent dans un chemin de lenteur hypnotique. -La voix des personnages se déforment et résonnent dans les masques vénissiens. La musique enserre totalement l'esthétique sans l'étouffer, telle la vapeur de l'opium. Les bruits résiduels humains se taisent et laissent place à la diction d'une messe latine inversée, la voix résonne on ne peut savoir d'où elle provient, alors que la musique qui l'accompagne (piano et violons sont présents) nous accorde avec les lieux, et la scénographie. Si je ne ferme pas les yeux les bruits me perdent, ils subliment l'image dans son addiction au son. La scène semble durer plus qu'elle ne l'est en réalité.

Un rythme nous raccroche au réel, il est celui de la lourde canne du maître de cérémonie qui frappe le sol. La sentence ordonnée reste cependant muette. On ne sait si elle condamne ou si elle délivre. Tout est orchestré, il n'y à aucune place pour l'improvisation. L'anonymat est complet.

Silvering.

img003.jpg

img004.jpg

img002.jpg

img005.jpg

Sophie Calle par Damien Caccia.

Mardi 25 Mai 16h46

Je déteste Sophie Calle et pourtant j'ai aimé ce film.

Il y'avait quelque chose de vrai de simple de spontané. Cela me semblait réel, même si tout n'était que de la simple mise en scène. Je trouve que ce comte est beau. Je n'aime pas spécialement le personnage de Sophie Calle, peut être trop intime et trop personnel mais c'est ce même personnage qui me fit rentrer dans son film où les décors ne cessaient de défiler dans la Cadillac de son ami Greg Shephard (qui deviendra son mari pour l'histoire). Des images arrêté en guise d'image mouvement. Fractionné au découpage elle les a choisit pour mieux faire ressentir un souvenir qu'une action brute et dénudé de sens. L'intimité qui tourne en rond et pourtant avance au fur et a mesure des minutes qui défilent en bas à droite de l'écran. Un cliché moderne de cendrillon qui se fait emmené par son prince charmant où le charme n'existe que quand il se marie. Un rêve enfantin où chaque petites filles pensent que le plus beau jour de leurs vies sera quand elle seront mariées. La voix entrelacées de Sophie et Greg Shephard créés un rythme une ambiguïté, le commentaire dévoile les émotions les sentiments : nous sommes dans leur voiture mais aussi dans leurs têtes. C'est un moment intime que Sophie veut nous faire partager mais avec un réel cadrage de sa part. Elle choisit de nous montrer ce qu'elle veut. Elle donne à cette expérience (qui pourrait ressembler à un voyage filmé pour avoir une trace des vacances qu'elle a passé aux Etats Unis), une touche totalement fictive qui pour ma part c'est écrit au fur est a mesure du périple. Pour moi elle change juste et créer des liaison au fur et a mesure que le voyage passe et avance ce qui donne un rythme une dynamique. Elle film sans cesse la voiture, les lit, les rencontres et crée une articulation pour donné corps et structure au récit fictif le plus simple au fond. L'histoire d'un homme d'une femme qui vont se marier. Mais ce qui a de fort c'est qu'a aucun moment véritable il sont heureux avant de se marier. Elle s'ennuie à mourir. C'est plus un constat sur l'ennuie et de part se fait cela détruit totalement l'image que l'on a du voyage amoureux. Tout pour emmener le spectateur a décrocher de l'intimité de Sophie Calle. Elle livre tout très facilement mais avec des formes peu esthétique (pas la volonté de beau plan d'image belle de couleurs éclatantes) tout est fait pour admettre l'étalement de son intimité sans vraiment le mettre en valeur comme si elle assumait sa volonté le faire et non de le montré, dire qu'elle le pense avant de l'exposé. « il me reste deux jours pour aimer ce voyage »

Mardi 25 Mai 19h48 Cela commence par un tout petit format et cela finit par le même comme si nous rentrons dans son intimité ou plutôt un moment de sa vie. Ce moment est bien guidé elle nous montre ce qu'elle veut, les arrêts sur images des expressions des gens les détails les instants le temps qui défile. « voilà peut être ma seul chance »

Se marier à Las Vegas la ville la plus superficielle mais aussi la plus féérique. Cela résume bien le comte. Plein d'espoirs de rêves dans le scénario d'une fiction qui une fois les images posées dégradent et cassent le sens. Improvisation au fur et à mesure. Leur histoire commence comme une fiction Sophie le veut, elle romance sa vie son personnage « J'ai rencontré Greg dans un bar à New-York en décembre 1989. Il a proposé de me loger. Il m'a donné son adresse, tendu ses clés, puis il a disparu. J'ai passé la nuit seule dans son lit. Plus tard, je l'ai appelé de Paris pour le remercier, il a proposé de me rejoindre et m'a donné rendez-vous le 20 janvier 1990, aéroport d'Orly, neuf heures. Il n'est pas venu. Le 10 janvier 1991, à dix heures, le téléphone a sonné » : "C'est Greg Shephard, je suis à Orly, j'ai un an de retard. Voulez-vous me voir ?"

Ps: Le blog de Damien re-fonctionnera d'ici peu. merci de votre compréhension.

Le projet Hyber.

Une ancienne maladie bien connue des navigateurs refait surface dans un contexte post- apocalyptique, où la terre se voit envahit par les eaux.

Le scorbut : Affection carentielle due au déficit en acide ascorbique (vitamine c) se manifestant par une atteinte gingivo-dentaire, allant jusqu'à la perte intégrale des dents et une altération de l'état générale du sujet, ce qui parfois peut conduire à la mort.

Les premières générations de rescapés se verront donc en grande partie atteintes de scorbut en raison d'un appauvrissement considérable de la planète en fruits et légumes frais.

Pour palier aux séquelles engendrées par cette future épidémie, je décide de créer la marque de prothèse dentaire luxe: « GRIGORI » en partenariat avec les élèves prothésistes de quatrième année de l'école IFO sup de Lyon. La marque calques ses partis pris esthétiques et techniques sur le modèle d'évolution que les prothèses oculaires ont subies au fil des siècles, et propose une première ligne de dentiers / bijoux de bouche. Par les frères Grigori.

img001.jpg

image Damien

Un tir cadré, un but.

Samedi soir 20h45 La pelouse verte vive, les rayures couleurs pastel. Rouge Munich, bleu Milan. Décrochage des joueurs en mouvement sur les plans d'ensemble. Ils bougent, la camera suit la balle. Plan fixe sur le banc de touche, le ballon sort, touche, passe, tacle, faute. Plan cadrant le portrait du joueur ciblant le tireur de face. Retour rapide sur le plan d'ensemble pour suivre la trajectoire du projectile. Vingt neuvième minute Carton jaune, plan resserré, l'arbitre de dos leva la main d'un geste sec et sévère en direction du coupable au deuxième plan. Les défenseurs, le gardien leur parlant, le tireur, retour à la vue d'ensemble. Tir, arrêt du gardien, ralenti de l'intérieur des buts.

Samedi soir 21h20 C'est à ce moment là que tout pris un sens dans la façon de filmer. Une action simple, dégagement du gardien, un contrôle une passe, une deux tire but. Milito Il est suivit par une camera nous le voyons glisser sur la pelouse vue de dos. Le public italien nous est montré en foule puis, on s'arrête sur les visages de quelques supporters qui ne peuvent contenir leurs joies. Félicité par ces camarades au point de corner ils retournent ensemble au milieu de terrain. A ce moment là les ralentis s'enchainent : Une vue d'ensemble pour bien remettre le spectateur dans l'action. Enchainement d'une vue des cages tremblantes avec le ballon faisant trembler les filets. L'entraineur heureux de voir son équipe prendre le match en main.

Samedi soir 21h23 Retour au match, mais surtout à Milito, gros plan sur le joueur milanais, coup de sifflet le match recommence.

Samedi soir 21h27 Le ralentie du but nous est repassé mais cette fois si vue de joueur pesant sur le terrain. Il plonge le spectateur désormais dans le match où la partie est bien entamé. Flash back de l'image de joie du buteur levant les bras au ciel. Le match est en train d'être continué en même temps.

Samedi soir 21h 33 L'arbitre siffle la mis temps en plan d'ensemble foot balistique, gros plan sur son sifflet, gros plan sur Milito, les joueurs de dos rentrent au vestiaire.

Coupure publicité

<div><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.koreus.com/video/nike-football-write-the-future" height="320" width="400"><param name="movie" value="http://www.koreus.com/video/nike-football-write-the-future"><embed src="http://www.koreus.com/video/nike-football-write-the-future" type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="320"></embed></object><br /><a href="http://www.koreus.com/video/nike-football-write-the-future.html">Pub Nike Football (Write The Future)</a> - <a href="http://blog.koreus.com">Blog</a></div>

Le match sera gagné par l'inter de milan 2 à 0, Milito remarquera un but à la 70eme minute et sortira à la 90eme remplacer par Materazzi.

P1160928.JPG

Son Damien

Zidane : portrait du 21ème siècle Réalisateur : Philippe Parreno, Douglas Gordon

Le bruit de la foule en permanence devient lourd est très imposant. Ziadane appel le ballon, les coups de sifflet raisonnent. Son souffle est mis en avant ainsi que ses coups de pied dans le ballon. Bruits de couloir avant de replonger le spectateur dans la foule des supporters. L'impression d'être sur le terrain est flagrante.

Le changement de point de vue mais aussi est surtout du parti pris du son nous change totalement de la vison sonore télédiffusé du football.

Il n'y a plus de commentaire essayant d'intellectualiser le football. Le son de la foule et du monde transmettent bien plus une réel atmosphère vécut, un moment qui ne dure que 90 minutes où la tension dure aussi bien que sur le terrain de part la fatigue physique mais aussi par le vacarme qui se fait dans les gradins. Le son retranscrit à merveille l'ambiance.

Mémoire.

Une aura simple de chaleur et de gratitude qui entoure chaque homme heureux d'être fils.

Mère.

Packshot bijoux de bouche, model "Caviar de plage".

packshot12MB.jpg

Patenariat avec ifo sup. (préparation des bimaxilaires à lyon)

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         OLYMPUS DIGITAL CAMERA

damien: mémoire.

Un personnage n'a rien, c'est un bloc compact et creux à l'intérieur au début. Mia n'aime pas les escaliers c'est pour cela que j'en parle autant.

Daniel

Damien Caccia ayant malencontreusement perdu ses identifants, (souffrant de schizophrénie notoire), utilise temporairement la page de l'internet de Jeremy de pradeilles. qqq.jpg

kapo

jamais vu, je ne l'ai jamais lu mais je l'ai entendu. Décrire un mouvement par la force abject de l'évidence. D'un rythme énoncé dans un des cahiers ou l'on marque seulement son nom sous la bande jaune où apparaît l'image : un film juste, le cerveau appareil de projection Un écran souvenir, le prototype moderne A haute voix je réfléchie et j'écris en bougeant les lèvres la boucle du lacet et attachée lisait-il? Irréprochable question Bambi La page treize c'est celle de Nana

Rappel d'une trilogie de roman de familles où les frères jumeaux, une fois l'épopée Une terminée disparaissent chacun de leur coté. L'un réussit à franchir les fils barbelés. Je crois qu'il cours, l'autre n y arrive pas. Ils passeront la deuxième sans se voir à la troisième on ne sait plus si ils sont deux ou si ils sont un.

Damien Caccia.

q.jpg

Hello Iam Mia

I want to talk about a fictive caracter who has similar and opposite carracteristics of my person . I prefer to talk about a caracter who does not exist to try to exist him.

Mia

She was born in 1989, Otawa (canada)

She started fine art studie's when she had her cgep

After she discovered the photography, preciously narrative photography. She likes when the picture talk alone. It's main works is to create a suggestion between caracters and the environment where he plays. The caracteristic of this photo is the atmosphere. Strange light, who keeps the spectator in a special duality. Mia takes a remake of renaissance painters with their technics « le clair obscur » but she instors a modern point of view with particular thematics.

She begins a work about perfomance, sonor performance. She wants to create atmosphere just with sound and project the spectator in a visual interpretation of sonor work: a real opposition.



Mia wears a long black jacket. She loves making her nails with different colors( pink and red). She has long hair. She likes smiling in highway areas and sleeping in the warm sand. She burns sea horses when her eyes turn to dry. Run into the kid garden. She eats a waterpaint for the brunch. Writes her dreams in salt. She build a mansion made of plastic knifes.

Damien Caccia.

CSC_1714.jpg

Les bergers d'Arcadie.

« ET IN ARCADIA EGO »

-Traduction: « Même en Arcadie j'existe », « je » est considéré comme représentant la mort.

Est-ce une contemplation pensive de la mortalité? Est-ce que le fait que la jeune fille à l'allure statutaire soit immobile, puisse représenter le destin et ainsi acquiésser de sa présence l'unicité de la vie et de la mort dans un tout chaotique?

Cet imposante peinture ne me pousse vers aucune once d'affirmation quant à sa portée métaphysique actuelle. Une boucle? Le tableaux est beaux, transpirant la tradition pastorale, et une poesie remplie de flûte, papillons, animaux, fleurs, déesses, feuilles, fiction, chef d'oeuvre, mort, squelette, promesses.

-MEMENTO MORI- -MEMENTO MECHOUI-

Katharina bosse, Photos de famille, expo "Elle@Beaubourg".

heide-300dpi.jpg/ parisart-14-AB-Bosse-G-29153.jpg/kat-bosse-berge-300dpi.1236210154.jpg

Le travelling de Kapo.

Après la lecture de la première page, j'eus presque envie d'écrire un pamphlet envers cet « ariéré » de Daney. Puis au fil des pages je compris qu'il ne cherchait pas à inculquer une idée semi réac-romantique, mais qu'il faisait une autocritique des plus vive sur sa vie de cinéphile(phage). Il explique comment un sentiment peut être totalement contrôlé, séquestré, violé par un travelling, un montage, ou une esthétique.

Je n'ai moi non plus jamais vu ce « Kapo », mais j'ai le souvenir d'un sentiment probablement similaire à celui de Serge Daney : ce fut la sensation éprouvée lors de la diffusion d'une mauvaise chanson de variété diffusée durant la cérémonie d'enterrement d'un ami. On me volait un chagrin immense au détriment d'une installation sonore criarde, et selon moi de très mauvais goût. Une chose n'est pas une autre, chacun sa douleur. Il existe des chansons tristes, mais pas de chanson de variété funéraire. « Il est des choses qui doivent être abordées avec crainte et tremblement, la mort en est une sans doute, et comment au moment de filmer une chose aussi mystérieuse, ne pas se sentir imposteur. » Rivette.

On comprend alors grâce à S.Daney que la limite entre fiction et réalité ne tient qu'à l'interprétation de celui qui à le pouvoir de donner à voir. Ainsi le critique, de façon modeste et humble proclame:  « Un film ne se voit pas, il se lit. » Toute la différence entre divertissement et cinéma se trouve donc là, et de ce fait je crois que notre réel pouvoir et d'avoir le choix.

-BIO-

"Mom, if ever any school of art do not accepts me for next year, i leave for Phoenix ARIZONA."

That's what i said approximately ten month ago. After to be passed by a phase of active life, where i was able to experiment several professional circles (bar, catering, graphics, tattoo, masonry...). I decided to take back the studies with the aim of a life more interesting, and easier financially. I thus shot firstly to the ESA, which is, i think one of european schools of arts the best registered in the reality, as well as of the artistic industries. Today thanks to the works and to the experiments which i was able to make whitin the school, i aspire to artist's career, free touch to everything, with all the same a preference for the fashion design and the ancient crafts.

Pour Pascale.

claudia_schiffer_053mejor.jpg6376_s.jpg

Titien /vs/ Manet : Le parricide.

« Le public du salon de 1865 ne fut pas long à dénoncer en 0lympia, nom à clef, une déesse déchue, une prostituée ordinaire, au corps chétif et ignoblement insistant... Pourtant la main que victorine Meurent pose sur son pubis venait de Titien, dont Manet avait copié la Vénus d'Urbin lors de son tour italien. Pour égaler les maîtres, agir en singe ne suffisait plus. Force était de les rajeunir sur le motif, en couchant les anciennes divinités sur les draps douteux d'un bordel impérial. L'Olympe rayonnait d'impudeur à nouveau. » S.G BAM Août 2008.

Tour de force d'actualisation, plus de trois siècles séparent les deux œuvres.

Collage imaginaire où la peinture reste peinture, le médium n'est que mélange de mélanges, le peintre tient son spectateur, joue avec l'ambiguïté de la représentation, sans jamais toucher à la monstration crue de ses concepts.

Le rebondit, l'amortit du buissonnet bien taillé, la vertu canine face au poil irissé du chat; entre éloge et pamphlet on retrouve aussi « la fente » représentée, mise en valeur par la coinçure des draps dans les sommiers, ainsi que les drapés et autres coussins rappelant quelques anatomies intimes.

Chez Titien il n'y à pas d'interaction directe entre vénus et les personnages au second plan, il existe cependant un respect tacite, aveugle qui entrouvre tout de même un coffre sombre où se rejoignent jeunesse et maturité dans un soupçon de découverte infinie, renforcer par une ouverture vers le ciel. Vénus est une figure déïque antique: idéalisation de toutes les courbes, respect du corps, sensualité extrême, elle modélise une représentation du corps féminin au-delà des signifiants maternels ou sexuels. Vénus ne meurt pas, elle ment.

Chez Manet tout converge et nous oppresse au regard insistant de Victorine, un espace fermé, un point vu très frontal, tout est proche d'elle, seule la servante se fond dans le décors, mais est d'autant plus présente par le foisonnement de couleurs qu'elle amène avec ce bouquet, et peut-être apporte-t-elle aussi un pécher antique de la surprise, qui associé à la posture et au regard de Victorine tourne quelque peu la scène au ridicule, (vertu de l'auto-dérision, où pied de nez direct au maître?).

Victorine Meurent, muse de Manet, est quand à elle représentée de façon très réaliste, une femme de son époque portant fièrement les coquetteries en vogue au 19eme siècle, affichant sa petite taille, ses ombres portées sont franches, l'ossature saillante, la peau est pâle, le teint blafard, elle s'inscrit directement dans le temps et exprime sa vulnérabilité face à la vie, il y a un transfert d'aura entre le modèle et sa représentation. Vénus n'est alors qu'un simple trompe la mort.

Manet par sa peinture ne s'efforce pas seulement de rajeunir quelque motifs antiques, il crait certainement avec cette œuvre l'éloge de la fragilité et de la beauté d'un corps. Et offre ainsi à Victorine le plus beau gisant qu'il puisse y avoir.

Pour Delphine Chaix. commentaire

Défense de Rossellini:

« Le néoréalisme est une description globale de la réalité par une conscience globale. » « pure conscience. » « L'artiste réaliste traditionnel analyse la réalité puis en refait une synthèse conforme à sa conception morale du monde, tandis que la conscience du metteur en scène néo-réaliste la filtre. » « paysage mental. » « Ni logique, ni psychologie: il est ontologique. » « Le néo-réalisme n'existe pas en soi, il n'y a que des metteurs en scène néo-réalistes. » « vitalité spirituelle. » « Il ne met en scène que des faits. » « respecter le réel n'est pas en effet accumuler les apparences, c'est au contraire les dépouiller de tout ce qui n'est pas l'essentiel, c'est parvenir à la totalité dans la simplicité . »

De cette réponse brulante je retiens ces quelques mots, qui ne sont que pure matière à penser, s'appliquant à notre réel, à notre musique, notre peinture, à tous nos gestes qui malgré la performance restent antiques: pathos.

Je n'aime pas « Avatar ».

- page 1 de 3